Le cañon de Colca

Publié le par arnaudetlaura

Un couple de québécois rencontrés à Tupiza en Bolivie (lors de notre intermède équestre) nous avait fortement recommandé d'aller voir le deuxième plus grand canyon du monde (dédicace Jamel), si on avait le temps. 

 

Nous partons donc pour 3 nuits à Cabanaconde, petit village en haut du cañon de Colca, on l'on retrouve l'ambiance refuge de montagne, coucher du soleil à 17h30, nuits très fraiches malgré 4 épaisseurs de couvertures, et rien à faire dans le village. Mais on aime bien ne rien faire aussi!

 

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Après une arrivée nocturne le premier jour, nous décidons de descendre dans le canyon dès le lendemain. Grosse journée de prévu avec plus de 1200m de dénivelé négatif dans un premier temps pour rejoindre Sangalle tout en bas, et forcément 1200m de dénivelé positif pour revenir (une sorte de Grand Bassin en pire). Au total 7h de marche de programmées. 

 

On descend sans difficulté accompagné de Mabrouk, un des chiens errants du village qui nous guide jusqu'en bas. En arrivant à Sangalle, on profite de "l'oasis" : nombreuses piscines d'eaux thermales entourées de palmiers qui contrastent dans le paysage montagneux. On en profite pour prendre l'almuerzo du jour qui nous plombe un peu, surtout après une chope de bière pour se féliciter... 

 

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Bref, pas trop motivés pour remonter, mais après plus de 2h au fond du canyon, on s'encourage, on se chante la chanson de Rocky, et on entame l'ascension.

 

Après 20 minutes, et à peine un peu de sueur, on croise un muletier qui remonte à vide avec une dizaine de bêtes. Pour rentabiliser son trajet, il nous propose de remonter en dos de mules, et en plus il nous fait moitié prix (il faut dire qu'elles ont pas de selles ni rênes). Et comme on est des gros lâches, on remonte avec lui.

 

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A la fois, c'est tout aussi impressionnant d'être sur une mule qui par définition fait un peu n'importe quoi (celle d'Arnaud fait carrément demi-tour à un moment et se met à descendre en trottant et c'est très raide), avec les virages en épingle en équilibre au dessus du ravin. Faut pas avoir le vertige. D'ailleurs, arrivés en haut, plusieurs personnes nous disent qu'en fait c'est plutôt déconseillé de remonter en dos de mule car trop dangereux. Hé hé! Mais comme ça, on aura évité la pluie qui entre en scène pour ne plus s'arrêter. 

 

On décide malgré le temps instable d'aller au mirador de la Cruz del Condor le lendemain, pour admirer les rapaces qui planent avec les courants ascendants. Pour y aller, c'est un peu la galère, on se fait déposer par un bus qui va à Arequipa (on est censés en prendre un dans l'autre sens 2h plus tard). 

 

Malgré le froid et la pluie, on a la chance de voir évoluer une dizaine de condors, certains à quelques mètres de nous (mais on a raté les photos). Sauf que notre bus de retour se fait attendre. On se les gèle de plus en plus, il commence à faire nuit. A pied on en a pour 4h30 pour rejoindre notre village, en longeant la route. Bref, on commence à bien flipper! Heureusement, après plus de 3h sur place, on se fait prendre en stop par un minibus privado de touristes allemands ; en fait, à cause de la pluie, la route était fermée et le bus est parti de Arequipa avec plus de 2h de retard.

 

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Donc tout se termine bien finalement, une soupe brûlante et au lit !

 

Demain, on retourne à Arequipa d'où on prend un avion pour Lima, d'où on prend un avion pour Bogota, d'où on prend un avion pour Mexico. Pas écologique tout ça ! 

 

Au revoir Pérou, flûtes de Pan, Incas, lamas, vigognes et alpagas!

Publié dans Pérou

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M
Et bien maintenant, avec l'épisode de la grimpette à dos de mule,vous pouvez dire que l'Aventure est complète.
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A


Et j'espère que c'est pas fini !